Évaluation des pelouses : la LNR abandonne le principe du classement

Publié le Lundi 16 juillet 2018 à 14:24

Contrairement aux années précédentes, l’évaluation des pelouses vise désormais à identifier les gazons satisfaisant aux exigences du rugby professionnel, sans établir de hiérarchie entre les différents terrains.

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Dans un communiqué rendu public jeudi 12 juillet, la LNR a divulgué le « classement » final des terrains de Top 14 et de Pro D2 (que vous pouvez consulter au bas de cet article). Et la nouveauté qui saute aux yeux par rapport aux années précédentes (la LNR procède à l’évaluation des terrains depuis la saison 2015-2016), c’est qu’il ne s’agit plus d’un classement à proprement parler, de la première à la trentième place.

Cette année, l’évaluation n’a visé qu’à distinguer les terrains ayant obtenu une note supérieure à 70 (sur un barème de 100 points, qui reste identique à celui utilisé les années précédentes). De même, les critères d’évaluation restent inchangés : confort et sécurité des joueurs, gestion des intempéries et esthétique du gazon.

Cette année, huit terrains en gazon naturel (dont deux sur substrat renforcé) ainsi que deux terrains synthétiques ont franchi la barre des 70 points, garantissant un niveau de qualité en adéquation avec la pratique du rugby à haut niveau. « Il faut rappeler qu’à la différence d’un terrain de football, un terrain de rugby est un terrain de combat, qui doit offrir un certain degré de résistance aux forces de cisaillement », rappelle Christophe Gestain, expert pelouses de la LNR, chargé d'encadrer les équipes de Labosport pour procéder aux évaluations des terrains.

Après mûre réflexion – notamment à l’occasion de son séminaire en marge des 48H du Gazon Sport Pro, en novembre dernier – la LNR a préféré abandonner le principe d’un classement sur la base de la notation, afin de ne pas favoriser ses effets pervers, certains clubs se contentant d’une place en milieu de tableau – avec un score autour des 65 points -, faute de pouvoir consentir des investissements propices à l’amélioration des gazons.

L’idée derrière cette évaluation nouvelle formule est donc de favoriser un nivellement par le haut de la qualité des terrains : « Seulement dix pelouses sur trente sont conformes, ce qui dénote encore un fossé important entre les besoins du rugby contemporain et les terrains disponibles… », souligne l’expert. Le tout sans stigmatiser les terrains les moins bien notés. Car comme le rappelle Christophe Gestain, « une mauvaise note ne signifie pas forcément que la maintenance est mauvaise ; certains terrains doivent composer avec un contexte défavorable… »

Parmi les dix meilleurs terrains, on en retrouve certains sans surprise, tels que le Stade Marcel-Michelin, arrivé en tête de l’ancien classement l’an dernier. En deuxième partie de tableau, on notera la présence du Stade Ernest Wallon, dont le gazon fait l’objet de sa première rénovation depuis sept ans. Rénovation motivée par la prolifération de pâturin annuel, que les contrôles diligentés par la LNR avaient identifiée. « Les travaux déployés [à Toulouse] sont une conséquence d'un désordre constaté, souligne Christophe Gestain. Mais mon rôle s’en tient à cela : je n'ai pas pour vocation de conseiller les clubs et les villes. D’autant que le stade Ernest Wallon reste une infrastructure de qualité en matière d’évacuation de l’eau. »

Le résultat de l'évaluation des pelouses pour la saison 2017/2018:

 

 

Crédit photo : capture d'écran d'une vidéo YouTube de la chaîne officielle de la LNR