Syngenta annonce le lancement de trois nouveaux produits pour 2021

Publié le Vendredi 15 janvier 2021 à 07:00

Celine Le Guern, responsable marketing "gamme gazon" chez Syngenta, partenaire de la e-Green Golf Convention, a répondu à nos questions concernant l'activité de l'entreprise sur le marché lors de l'année 2020 et sur ce qu'elle prépare pour 2021. Trois nouveaux produits vont voir le jour.

buse-anti-derives syngenta

L.S : Avez-vous eu un événement important en 2020 sur le marché du golf (lancement de produits importants sur 2020, développement important d’un type de produit, etc.) dont vous souhaitez nous reparler ?

C.LG : Nous avons lancé nos buses anti-dérives pour l’utilisation des produits phytosanitaires qui représentent un sujet très important et qui nous tient particulièrement à cœur.

Nous sommes vigilants à la qualité d’application de nos produits pour afin qu’ils touchent correctement leur cible, en l’occurrence les gazons. Nous sommes surtout vigilants au fait qu’ils laissent le moins de traces possible dans l’environnement telle que la dérive des particules. C’est pour cela que nous avons développé ce système de buses anti-dérives qui est une gamme spécifique au gazon.

 

L.S : Avez-vous été fortement impacté en 2020 sur le marché du golf et quelles sont vos prévisions sur 2021 ? Et si oui sur quels types de produits ?

C.LG : Nous avons été impacté par le fait que nous ayons assez peu vu nos clients. C’était assez inédit pour nous puisque nous sommes très présents sur le terrain. Nous n’avons pas pu organiser des événements comme nous faisions souvent auparavant tels que des voyages avec les greenkeepers à l’étranger sur des salons ou bien dans le cadre de formations. Nous avons également été un peu impactés sur les ventes puisque les budgets des golfs ont été limités lors de cette période mais, vu que nos produits sont incontournables, nos ventes ont été plutôt satisfaisantes au vu du contexte.

Pour 2021 ainsi que les années à venir, je reste assez optimiste car je ressens un grand professionnalisme, qui était déjà présent, mais qui monte encore plus en puissance auprès de l’ensemble de la population des greenkeepers. Il y a une volonté d’utiliser correctement des produits homologués en allant dans des démarches très techniques et très scientifiques pour finalement en utiliser le moins possible et combiner leur utilisation avec des techniques alternatives comme par exemple des travaux mécaniques. Ils veulent également obtenir une meilleure santé des plantes avec le recourt à la biostimulation, aux apports d’intrants, à la fertilisation, etc. qui est beaucoup plus précis que ce qui pouvait se faire il y a 20 ou 30 ans en arrière. Je trouve que nous sentons de plus en plus cette dynamique dans le marché et c’est ce qui me rend optimiste.

 

L.S : Avez-vous des lancements de nouveaux produits pour 2021 ?

C.LG : Il y a u insecticide destiné à l’entretien des gazons sportifs dont la cible sont les larves de vers blanc et les tipules. Il a été homologué juste avant les fêtes. En partenariat avec Ecoumène, nous travaillons sur un suivi épidémiologique précis puisqu’un insecticide n’est pas un produit que l’on applique de manière anodine dans un environnement aussi riche en terme de biodiversité que sont les golfs. Nous allons en parallèle développer un outil d’aide à la décision et un outil de suivi et de gestion de ces applications.

Il y a également une gamme de phéromones pour la protection des arbres qui concerne également les golfs puisqu’ils disposent d’un patrimoine d’arbres très important sur leur parcours. Enfin, nous allons lancer un biostimulant pour les gazons.

Nous communiquerons très prochainement sur ces produits.

 

L.S : Comment intégrez-vous la réduction de l’utilisation de vos produits dans votre stratégie ?

C.LG : L’interdiction totale de l’utilisation des produits phytosanitaires sur les golfs signerait leur « arrêt de mort » car, aujourd’hui, un green de golf est entretenu de manière intensive et avec l’exigence du jeu, il est impossible de répondre à ce besoin de qualité. S’il était possible de faire sans, nous le ferions déjà et toute la filière est d’accord avec cela. C’est d’ailleurs le cas avec les autres pays d’Europe et du monde entier, à l’exception de la Belgique, qui a essayé de faire sans mais ils sont vite revenus en arrière au vu de l’état des parcours qui a été très mauvais. La position de Syngenta est qu’il faudra toujours des produits phytosanitaires. En revanche, notre engagement, est que ces produits phytosanitaires que nous homologueront dans le futur, auront le moins d’impacts possible sur l’environnement par des formulations qui ont de bons classements en termes de toxicologie et d’écotoxicologie. Les matières actives utilisées auront également le moins d’impact possible sur l’environnement. Enfin, nous mettons en place des conditions d’accompagnement, telles que les buses dont nous parlions tout à l’heure, par l’intermédiaire des essais avec Ecoumène. L’objectif est d’essayer de guider au mieux les greenkeepers pour qu’ils utilisent le moins de produits possible dans l’année mais que quand ils les utilisent, ils soient très efficaces et sans résistance.

 

L.S : Avez-vous un message particulier pour les intendants de golf en ce début d’année ?

C.LG : Nous sommes plus que jamais à leurs côtés même si ce n’est pas de la manière dont nous le souhaitons puisque nous les voyons très peu physiquement. Nous travaillons pour eux en essayant de leur simplifier au maximum la vie et de leur apporter un maximum d’outils.

 

Vous pouvez découvrir ces produits dans le Digital Showroom de la e-Green Golf Convention en cliquant ici.

redaction.gsph24atprofieldevents.com (Lucas Sanseverino)