Une année 2019 satisfaisante à ParisLongchamp

Publié le Vendredi 13 décembre 2019 à 13:30

Rencontré à l’occasion des 48H du Gazon Sport Pro, Jean-Guillaume d’Orglandes, Directeur d’exploitation de la piste de l’hippodrome parisien, fait le bilan de la saison écoulée et évoque les préparatifs pour 2020.

Après deux saisons d’exploitation suivant les travaux de rénovation de l’hippodrome de ParisLongchamp, Jean-Guillaume d’Orglandes, son directeur des pistes, revient sur la décision d’arrêter prématurément les courses fin 2018 sur l’hippodrome. En effet, la piste n’avait pas apporté toutes les satisfactions. Par ailleurs, il fallait préparer au mieux la saison qui suivait, car 2019, et notamment la période estivale, s’est avérée très chargée en réunions. Dès les premières réunions de 2019, Jean-Guillaume d’Orglandes a été rassuré par les retours positifs des jockeys, qui ont apprécié l’homogénéité de la piste. Celle-ci devait également être dans le meilleur état possible pour les poules d’essai en mai, puis, en fin de saison, le grand Prix de l’Arc de Triomphe 2019. Au global, Jean-Guillaume d’Orglandes se montre très satisfait de l’état de la piste tout au long de cette saison, qui s’est terminée fin octobre, avec une piste alourdie par les précipitations.

En vue de 2020, les travaux préparatoires sont déjà planifiés : sursemis et décompactage. Les plans de fertilisations seront « revus à la baisse, autour de 140 unités d’azote (contre 180 en 2019) », et il s’agira de veiller à garder une bonne planimétrie sur la piste.

Une équipe de 27 permanents est affectée à l’hippodrome de ParisLongchamp, pouvant recevoir le renfort de CDD et d’intérimaires au cours de la saison, notamment les lendemains de courses pour la remise en état de la piste, lors des semaines les plus chargées en réunions.

La tonte des 17 ha à traiter mobilise deux personnes munies de tondeuses de 5 m de larges, à raison de deux à trois tontes par semaine. La hauteur de tonte va de 9 à 13 cm. Ce qui confère au gazon une plus grande résistance aux maladies, souligne Jean-Guillaume d’Orglandes. Ce sont surtout des accès de rouille couronnée qui sont diagnostiqués en été. En revanche, pas de problèmes d’insectes à signaler. Les vers de terre sont considérés comme une aide pour contribuer à la souplesse de la piste. En fait, ce sont surtout les graminées indésirables qui semblent préoccuper le directeur des pistes, surtout dans la perspective d’une restriction de l’emploi d’herbicides.

redaction.gsph24atprofieldevents.com (Idir Zebboudj)